mardi 10 juin 2008

Sea Point

Le premier weekend de juin, nous sommes allées à Sea Point, marcher sur le bord de mer le dimanche. Il faisait très beau. Il n'y a pas de plage, car ici, il y a de nombreux rochers. Mais il y a une balade tout le long.Il y avait ce panneau sur la promenade. Ils expliquent que lors de la dernière marée noire à proximité de Cape Town, ils ont sauvé la vie de milliers de pingouins de la péninsule. Ils ont été transportés dans des camions jusqu'à Port Elizabeth, environ 650km à l'est de Cape Town, et relâchés dans l'océan Indien. Le temps de nettoyer les côtés, ils sont revenus par eux-mêmes à la maison...

Freshlyground 2

Il y a 10 jours, nous sommes retournés voir un concert de Freshlyground, que nous étions allés voir en Février. J'ai été un peu déçu car on a assisté vraiment à la même chose : mêmes chansons, mêmes pas de danses aux mêmes moments ! mais l'ambiance était bonne.
Ça c'est le groupe qui faisait la première partie :Et Freshyground :Ils viendront faire des concerts a Paris, mais je ne sais pas quand !
Le concert a eu lieu pendant la vague de xénophobie : voici le genre de panneaux que l'on croise partout en ce moment :

Robben Island

Il y a 15 jours (comme cela fait un moment que je n'ai pas écrit), nous sommes allées à Robben Island, avec Helena et Melanie.C'est une île à environ 11km de Cape Town. Son nom vient du hollandais "Robbe Eiland", qui signifie l'île aux phoques.Robben Island a été utilisée à différentes époques entre le XVIIe et le XXe siècle. Au départ, ils s'en servaient pour éloigner les personnes atteintes pas la lèpre. Plus tard, elle est devenue la prison tristement célèbre, où Nelson Mandela est resté enfermé près de 18 ans.
Afin d'avoir une idée, sur ce qui pouvait se passer sur cette île, je vous conseille de regarder le film Goodbye Bafana, qui retrace la vie de Mandela quand il est en prison.
Il y a 20-30 ans, l'île comportait près de 3000 habitants, aujourd'hui il en reste environ 180 : ce sont essentiellement les personnes qui travaillent pour ce site touristique. Ici, on s'y rend presque en pèlerinage, tellement le site représente l'histoire du pays.
L'île comprend une immense carrière de chaux, où les prisonniers devaient travailler 6 heures par jour : ce travail a permis la construction des routes de l'île.
Quand les prisonniers travaillaient dans cette carrière, ils étaient très surveillaient, ne pouvaient pas en sortir, et n'étaient pas autorisés à se parler. Ils ont donc creusé une grotte qui leur permettait de pouvoir aller aux toilettes de manière plus discrète.
Le guide nous a ainsi expliqué que c'était le seul endroit où les prisonniers pouvaient discuter tranquillement. C'est donc dans cette grotte, dans des conditions désolantes que s'est ébauché la nouvelle constitution du pays, celle qui est entrée en vigueur à la fin de l'Apartheid...Vous allez me demander pourquoi ce tas de cailloux : c'est une grande partie de l'Histoire qu'il y a sur cette photo. Chaque caillou représente un prisonnier qui a été incarcéré ici car il voulait un pays de liberté ! J'ai oublié le nombre exact, mais environ 1200 personnes...Cette photo, c'est la cellule de Mandela, environ 5m2.
Voici la vue de la ville lorsqu'on est dans le ferry.
Coucher de soleil sur Robben Island...

Pancho's

Je ne vous ai pas encore du Pancho's, qui est le restaurant mexicain du quartier. C'est notre lieu de rendez-vous du mercredi soir.
Les margaritas sont devenues nos boissons favorites, accompagnées bien sur de quessadillas, ou nachos... Hum ça va me manquait ces petites soirées entre filles !

samedi 31 mai 2008

C'est plus calme en ce moment

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080531/twl-afsud-violences-xenophobie-immigrati-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Soixante-deux personnes ont été tuées et 670 blessées en Afrique du Sud au cours de la récente vague de violences xénophobes, a indiqué samedi la police révisant à la hausse un précédent bilan de 56 morts.

"A 6H00 jeudi matin (04H00 GMT), nous avions 62 morts et 670 blessés", a déclaré à l'AFP Sally de Beer, porte-parole nationale de la police, en assurant que la situation restait toutefois sous contrôle.

Selon elle, le bilan s'est alourdi car "certains des blessés sont décédés à l'hôpital". Mais "aucun incident majeur ne m'a été rapporté dernièrement", a-t-elle dit.

La plupart des victimes ont été recensées dans la province du Gauteng, où se situent la capitale économique Johannesburg et la capitale politique Pretoria. Cinquante deux personnes y sont mortes, a précisé Mme de Beer.

La police a procédé à 1.433 arrestations et la grande majorité des personnes interpellées restaient en détention samedi, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement avait indiqué jeudi que des tribunaux spéciaux seraient organisés pour juger les auteurs des violences xénophobes.

Des violences xénophobes ont débuté le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se répandre dans toutes les provinces du pays. La situation s'est calmée progressivement depuis la fin de la semaine dernière.

Mais des dizaines de miliers de personnes -- 35.000 selon le gouvernement, 100.000 selon les ONG -- ont fui les bidonvilles par peur de ces attaques.

Une partie des immigrés sont rentrés dans leur pays, le Mozambique ayant ainsi rapatrié plus de 30.000 ressortissants. Les autres se sont réfugiés dans des commissariats ou des centres sociaux, dans des conditions souvent précaires.

Les violences ont été imputées notamment à la frustration des Sud-Africains pauvres, qui attendent toujours 14 ans après la chute de l'apartheid l'amélioration de leurs conditions de vie.

L'Afrique du Sud a beau être la première puissance économique du continent, 43% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et deux adultes sur cinq sont au chômage.

Dans ce contexte les immigrés, en majorité Zimbabwéens et Mozambicains, sont accusés de voler les emplois et de participer à la criminalité.


mercredi 28 mai 2008

Ca se calme...

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080528/twl-afsud-violences-immigration-xenophob-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Le gouvernement sud-africain discutait mercredi d'un plan d'action pour secourir les dizaines de milliers d'immigrés qui, effrayés par les violences xénophobes, se sont regroupés dans des camps de fortune aux conditions "inacceptables".

"La réunion (hebdomadaire) du cabinet portera sur tout ce qui est lié à la violence contre les immigrés. Nous annoncerons nos décisions demain (jeudi)", a indiqué le porte-parole du gouvernement Themba Maseko avant le début de la rencontre, sans donner plus de détails.

Selon la radio publique SAFM, le gouvernement envisage d'ouvrir sept camps temporaires pour les quelque 30.000 étrangers qui se sont mis à l'abri dans des centres communautaires après deux semaines d'attaques ciblées.

Les violences, qui ont débuté le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se propager aux autres provinces, ont fait 56 morts et des centaines de blessés.

La situation s'est progressivement apaisée à la fin de la semaine dernière et le calme semblait durer mercredi dans les townships du pays, "aucun incident majeur" n'ayant été relevé au cours des dernières 24 heures, selon la porte-parole de la police Sally de Beer.

Des dizaines de milliers d'étrangers sont rentrés dans leur pays. Mais d'autres -- notamment les Zimbabwéens dont le pays vit sous tension depuis les élections du 29 mars -- hésitent à quitter les abris provisoires.

"Les abris actuels présentent des risques de santé, des risques variés. Il est très urgent de reloger les gens dans des endroits en dur, plus sécurisés et avec des sanitaires", a déclaré la directrice de la Fédération internationale de la Croix Rouge pour l'Afrique australe, Françoise Le Goff.

Pour elle, cette solution "de court-terme" doit permettre d'étudier au cas par cas les dossiers des étrangers pour trouver des solutions en fonction de leur statut (réfugié, immigré légal ou illégal).

Muriel Cornelius, directrice des programmes pour l'Afrique du Sud de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) juge également "inacceptable que les déplacés n'aient pas accès à des toilettes, à l'eau courante et qu'ils soient dans le froid".

Dans ces "camps" improvisés, les étrangers doivent souvent se contenter d'une tente, alors que les températures nocturnes sont proches de zéro en ce début d'hiver austral. Et "il y a encore des gens qui dorment à la belle étoile", souligne Muriel Cornelius.

Seules quelques latrines portatives, dans un état déplorable en raison d'une surutilisation, sont disponibles et MSF a noté des cas "de diahrrées et d'infections respiratoires". "Pour le moment, sur le plan de la Santé, la situation est encore sous contrôle, mais nous sommes inquiets pour la suite", a déclaré Mme Cornelius.

Les associations insistent également sur l'importance d'effectuer un travail de fonds dans les bidonvilles pour permettre la réintégration des immigrés.

"Il faut travailler sur l'accueil des étrangers, leurs conditions de vie, leur intégration avec les sud-Africains", conseille notamment Françoise Le Goff.

Les Sud-Africains pauvres, qui représentent plus de 40% de la population, sont en concurrence pour l'emploi et l'accès aux ressources avec au moins quatre millions d'étrangers, attirés par la puissance de la première économie du continent.

Les tensions palpables depuis des mois se sont enflammées en mai et des groupes de Sud-Africains ont effectué une véritable chasse à l'homme dans les townships, brûlant de nombreuses masures et plus de 300 échoppes détenues par des étrangers.

Le Nigeria a annoncé mardi soir qu'il allait demander des dédommagements de la part du gouvernement sud-africain pour les violences qu'ont subies ses ressortissants au cours de la crise.

mardi 27 mai 2008

Nouvelle Actu

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080527/twl-afsud-xenophobie-violences-immigrati-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Le président sud-africain Thabo Mbeki était pris mardi sous le feu nourri des critiques pour s'être rendu au Japon alors que des dizaines de milliers d'immigrés, effrayés par une vague de violences xénophobes, campaient toujours dans des camps de fortune.

Une attaque à l'explosif contre un magasin détenu par des Chinois dans la province de l'Eastern Cape, jusqu'à présent épargnée par les attaques, a relativisé les assurances des autorités selon lesquelles "la situation est sous contrôle".

Les violences ont fait 56 morts et des centaines de blessés depuis leur éruption le 11 mai dans les townships de Johannesburg. Environ 350 boutiques appartenant à des étrangers ont été pillées et 213 brûlées, a indiqué lundi le gouvernement. Des dizaines de milliers d'étrangers, essentiellement des Zimbabwéens et des Mozambicains, se sont mis à l'abri dans des commissariats ou des centres communautaires, et d'autres ont choisi de rentrer dans leur pays. Nomfundo Mogapi, responsable de programme pour le Centre d'études sur la violence et la réconciliation (CEVR), estime que leur nombre approche désormais les 100.000.

"Selon les différents rapports dont nous disposons, il y a entre 80.000 et 100.000 personnes qui ont fui leur maison", a-t-elle déclaré, en précisant qu'au moins 30.000 étrangers ont été déplacés à Johannesburg, 20.000 dans la ville touristique du Cap (sud-ouest) et 20.000 dans la cité portuaire de Durban (est).

Dans les centres d'accueil, les conditions sanitaires sont de plus en plus précaires, notamment à cause des températures proches de zéro la nuit en ce début d'hiver austral. Malgré les inquiétudes pour leur santé, Thabo Mbeki s'est envolé lundi soir pour Tokyo, où il doit participer à une conférence intitulée "Vers une Afrique dynamique: un continent d'espoir et d'opportunité". "Le président devrait être à la maison, il devrait avoir les mains dans le cambouis", a déclaré à l'AFP la chef du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), Helen Zille.

"Il doit prendre ses responsabilités", a renchéri Bantu Holomisa, président du petit Mouvement uni démocratique (UDM). "La Nation a le droit de dire qu'elle veut entendre le chef de l'Etat."

Thabo Mbeki, très discret après l'irruption des violences le 11 mai dans les bidonvilles de Johannesburg, s'est contenté d'un discours radiotélévisé dimanche, condamnant les "actes honteux" qui ont "terni le nom du pays".

"Trop peu, trop tard", tranchait en une mardi The Citizen, alors que le quotidien populaire The Sowetan soulignait le contraste entre la réponse des citoyens et des dirigeants: "Des citoyens choqués sont descendus dans les rues pour exprimer leur dégoût et offrir du réconfort. Mais où sont nos leaders ?"

Tous les citoyens ne sont cependant pas solidaires des immigrés et Nomfundo Mogapi souligne que les étrangers ne sont pas encore prêts à rentrer chez eux parce qu'ils "ont toujours peur" de leurs voisins. "Avant de les renvoyer, il faudra préparer les communautés à les accueillir", dit-elle, en insistant sur l'importance de comprendre les motivations de ces violences.

L'Afrique du Sud est la première puissance économique du continent et dispose de frontières relativement ouvertes. Mais l'économie est à deux vitesses et plus de 40% de la population est affectée par la pauvreté et le chômage. Dans les quartiers pauvres, les Sud-Africains reprochent aux immigrés de leur voler leur travail et de se livrer à des actes criminels.

"Nous reconnaissons la nature et l'étendue des défis socio-économiques dans notre pays et les pressions exercés sur les plus pauvres, mais nous pensons que la violence, les meurtres et le chaos ne sont pas des réponses acceptables", écrivent mardi dans un lettre au quotidien the Star un groupe d'influentes femmes sud-africaines.