samedi 31 mai 2008

C'est plus calme en ce moment

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080531/twl-afsud-violences-xenophobie-immigrati-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Soixante-deux personnes ont été tuées et 670 blessées en Afrique du Sud au cours de la récente vague de violences xénophobes, a indiqué samedi la police révisant à la hausse un précédent bilan de 56 morts.

"A 6H00 jeudi matin (04H00 GMT), nous avions 62 morts et 670 blessés", a déclaré à l'AFP Sally de Beer, porte-parole nationale de la police, en assurant que la situation restait toutefois sous contrôle.

Selon elle, le bilan s'est alourdi car "certains des blessés sont décédés à l'hôpital". Mais "aucun incident majeur ne m'a été rapporté dernièrement", a-t-elle dit.

La plupart des victimes ont été recensées dans la province du Gauteng, où se situent la capitale économique Johannesburg et la capitale politique Pretoria. Cinquante deux personnes y sont mortes, a précisé Mme de Beer.

La police a procédé à 1.433 arrestations et la grande majorité des personnes interpellées restaient en détention samedi, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement avait indiqué jeudi que des tribunaux spéciaux seraient organisés pour juger les auteurs des violences xénophobes.

Des violences xénophobes ont débuté le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se répandre dans toutes les provinces du pays. La situation s'est calmée progressivement depuis la fin de la semaine dernière.

Mais des dizaines de miliers de personnes -- 35.000 selon le gouvernement, 100.000 selon les ONG -- ont fui les bidonvilles par peur de ces attaques.

Une partie des immigrés sont rentrés dans leur pays, le Mozambique ayant ainsi rapatrié plus de 30.000 ressortissants. Les autres se sont réfugiés dans des commissariats ou des centres sociaux, dans des conditions souvent précaires.

Les violences ont été imputées notamment à la frustration des Sud-Africains pauvres, qui attendent toujours 14 ans après la chute de l'apartheid l'amélioration de leurs conditions de vie.

L'Afrique du Sud a beau être la première puissance économique du continent, 43% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et deux adultes sur cinq sont au chômage.

Dans ce contexte les immigrés, en majorité Zimbabwéens et Mozambicains, sont accusés de voler les emplois et de participer à la criminalité.


mercredi 28 mai 2008

Ca se calme...

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080528/twl-afsud-violences-immigration-xenophob-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Le gouvernement sud-africain discutait mercredi d'un plan d'action pour secourir les dizaines de milliers d'immigrés qui, effrayés par les violences xénophobes, se sont regroupés dans des camps de fortune aux conditions "inacceptables".

"La réunion (hebdomadaire) du cabinet portera sur tout ce qui est lié à la violence contre les immigrés. Nous annoncerons nos décisions demain (jeudi)", a indiqué le porte-parole du gouvernement Themba Maseko avant le début de la rencontre, sans donner plus de détails.

Selon la radio publique SAFM, le gouvernement envisage d'ouvrir sept camps temporaires pour les quelque 30.000 étrangers qui se sont mis à l'abri dans des centres communautaires après deux semaines d'attaques ciblées.

Les violences, qui ont débuté le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se propager aux autres provinces, ont fait 56 morts et des centaines de blessés.

La situation s'est progressivement apaisée à la fin de la semaine dernière et le calme semblait durer mercredi dans les townships du pays, "aucun incident majeur" n'ayant été relevé au cours des dernières 24 heures, selon la porte-parole de la police Sally de Beer.

Des dizaines de milliers d'étrangers sont rentrés dans leur pays. Mais d'autres -- notamment les Zimbabwéens dont le pays vit sous tension depuis les élections du 29 mars -- hésitent à quitter les abris provisoires.

"Les abris actuels présentent des risques de santé, des risques variés. Il est très urgent de reloger les gens dans des endroits en dur, plus sécurisés et avec des sanitaires", a déclaré la directrice de la Fédération internationale de la Croix Rouge pour l'Afrique australe, Françoise Le Goff.

Pour elle, cette solution "de court-terme" doit permettre d'étudier au cas par cas les dossiers des étrangers pour trouver des solutions en fonction de leur statut (réfugié, immigré légal ou illégal).

Muriel Cornelius, directrice des programmes pour l'Afrique du Sud de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) juge également "inacceptable que les déplacés n'aient pas accès à des toilettes, à l'eau courante et qu'ils soient dans le froid".

Dans ces "camps" improvisés, les étrangers doivent souvent se contenter d'une tente, alors que les températures nocturnes sont proches de zéro en ce début d'hiver austral. Et "il y a encore des gens qui dorment à la belle étoile", souligne Muriel Cornelius.

Seules quelques latrines portatives, dans un état déplorable en raison d'une surutilisation, sont disponibles et MSF a noté des cas "de diahrrées et d'infections respiratoires". "Pour le moment, sur le plan de la Santé, la situation est encore sous contrôle, mais nous sommes inquiets pour la suite", a déclaré Mme Cornelius.

Les associations insistent également sur l'importance d'effectuer un travail de fonds dans les bidonvilles pour permettre la réintégration des immigrés.

"Il faut travailler sur l'accueil des étrangers, leurs conditions de vie, leur intégration avec les sud-Africains", conseille notamment Françoise Le Goff.

Les Sud-Africains pauvres, qui représentent plus de 40% de la population, sont en concurrence pour l'emploi et l'accès aux ressources avec au moins quatre millions d'étrangers, attirés par la puissance de la première économie du continent.

Les tensions palpables depuis des mois se sont enflammées en mai et des groupes de Sud-Africains ont effectué une véritable chasse à l'homme dans les townships, brûlant de nombreuses masures et plus de 300 échoppes détenues par des étrangers.

Le Nigeria a annoncé mardi soir qu'il allait demander des dédommagements de la part du gouvernement sud-africain pour les violences qu'ont subies ses ressortissants au cours de la crise.

mardi 27 mai 2008

Nouvelle Actu

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080527/twl-afsud-xenophobie-violences-immigrati-4bdc673.html

JOHANNESBURG (AFP) - Le président sud-africain Thabo Mbeki était pris mardi sous le feu nourri des critiques pour s'être rendu au Japon alors que des dizaines de milliers d'immigrés, effrayés par une vague de violences xénophobes, campaient toujours dans des camps de fortune.

Une attaque à l'explosif contre un magasin détenu par des Chinois dans la province de l'Eastern Cape, jusqu'à présent épargnée par les attaques, a relativisé les assurances des autorités selon lesquelles "la situation est sous contrôle".

Les violences ont fait 56 morts et des centaines de blessés depuis leur éruption le 11 mai dans les townships de Johannesburg. Environ 350 boutiques appartenant à des étrangers ont été pillées et 213 brûlées, a indiqué lundi le gouvernement. Des dizaines de milliers d'étrangers, essentiellement des Zimbabwéens et des Mozambicains, se sont mis à l'abri dans des commissariats ou des centres communautaires, et d'autres ont choisi de rentrer dans leur pays. Nomfundo Mogapi, responsable de programme pour le Centre d'études sur la violence et la réconciliation (CEVR), estime que leur nombre approche désormais les 100.000.

"Selon les différents rapports dont nous disposons, il y a entre 80.000 et 100.000 personnes qui ont fui leur maison", a-t-elle déclaré, en précisant qu'au moins 30.000 étrangers ont été déplacés à Johannesburg, 20.000 dans la ville touristique du Cap (sud-ouest) et 20.000 dans la cité portuaire de Durban (est).

Dans les centres d'accueil, les conditions sanitaires sont de plus en plus précaires, notamment à cause des températures proches de zéro la nuit en ce début d'hiver austral. Malgré les inquiétudes pour leur santé, Thabo Mbeki s'est envolé lundi soir pour Tokyo, où il doit participer à une conférence intitulée "Vers une Afrique dynamique: un continent d'espoir et d'opportunité". "Le président devrait être à la maison, il devrait avoir les mains dans le cambouis", a déclaré à l'AFP la chef du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), Helen Zille.

"Il doit prendre ses responsabilités", a renchéri Bantu Holomisa, président du petit Mouvement uni démocratique (UDM). "La Nation a le droit de dire qu'elle veut entendre le chef de l'Etat."

Thabo Mbeki, très discret après l'irruption des violences le 11 mai dans les bidonvilles de Johannesburg, s'est contenté d'un discours radiotélévisé dimanche, condamnant les "actes honteux" qui ont "terni le nom du pays".

"Trop peu, trop tard", tranchait en une mardi The Citizen, alors que le quotidien populaire The Sowetan soulignait le contraste entre la réponse des citoyens et des dirigeants: "Des citoyens choqués sont descendus dans les rues pour exprimer leur dégoût et offrir du réconfort. Mais où sont nos leaders ?"

Tous les citoyens ne sont cependant pas solidaires des immigrés et Nomfundo Mogapi souligne que les étrangers ne sont pas encore prêts à rentrer chez eux parce qu'ils "ont toujours peur" de leurs voisins. "Avant de les renvoyer, il faudra préparer les communautés à les accueillir", dit-elle, en insistant sur l'importance de comprendre les motivations de ces violences.

L'Afrique du Sud est la première puissance économique du continent et dispose de frontières relativement ouvertes. Mais l'économie est à deux vitesses et plus de 40% de la population est affectée par la pauvreté et le chômage. Dans les quartiers pauvres, les Sud-Africains reprochent aux immigrés de leur voler leur travail et de se livrer à des actes criminels.

"Nous reconnaissons la nature et l'étendue des défis socio-économiques dans notre pays et les pressions exercés sur les plus pauvres, mais nous pensons que la violence, les meurtres et le chaos ne sont pas des réponses acceptables", écrivent mardi dans un lettre au quotidien the Star un groupe d'influentes femmes sud-africaines.

lundi 26 mai 2008

Actu Sud-Africaine

Si tout ce qui est écrit dans cet article est vrai, la terre ne tourne pas toujours rond, non ?

http://renapas.rezo.net/article.php3?id_article=236

Afrique du Sud : xénophobie, violence, pourquoi ?

L’Afrique du Sud est sous le choc de la vague de violence qui a déferlé dans les townships, les condamnations de ces actes barbares fusent de toutes parts, les fantômes hideux du passé sont invoqués, mais au-delà de l’indignation et de l’émotion comment expliquer cette folie meurtrière ? Des analystes, des chercheurs et des dirigeants politiques donnent des pistes de réflexion.

Les partenaires de la triple alliance Anc, Sacp, Cosatu, les Ong, les églises ont condamné ces actes et ont appelé à l’unité pour tenter d’effacer la honte de ces actes commis contre ces étrangers qui ont soutenu en son temps la lutte de libération du peuple sud-africain. L’appel à la vigilance, alors que des actes xénophobes se répètent partout dans le pays, ne suffira certainement pas à éteindre l’incendie et l’invocation d’ une « troisième force », comme dans les années 1990 ne suffira pas non plus à expliquer l’ampleur du phénomène actuel.

Les incidents, comme en 1990, ont démarré dans les zones les plus pauvres des townships où s’entassent dans des conditions déplorables une population laissée pour compte à laquelle s’ajoute une foule d’immigrants encore plus pauvres. Des incidents ont aussi eu lieu dans les « hostels » où sont logés les mineurs venus des zones rurales, du Mozambique, du Lesotho ou du Botswana. Des hommes qui ont avoué avoir été payés pour « tuer des étrangers » ont été arrêtes, le syndicat des mineurs, des compagnies minières ont exprimé leur inquiétude et de nombreux Mozambicains sont repartis dans leur pays.

Blade Nzimande, le secrétaire du Sacp, souligne dans son analyse les transformations des économies des pays de l’Afrique australe depuis les années 1980. La faillite des plans d’ajustements structurels imposés par le FMI ont appauvri tous les pays de la région et depuis 1994 beaucoup de personnes ont cru trouver dans la nouvelle Afrique du Sud une vie meilleure. La politique économique mise en place par le gouvernement, le GEAR, que Blade Nzimande qualifie « d’ajustement structurel auto imposé » n’a pas réussi à enrayer la montée du chômage et de la pauvreté. Aujourd’hui, 12 millions de pauvres vivent de l’aide sociale en Afrique du Sud.

D’autre part , les capitalistes et en particulier les capitalistes sud-africains profitent de la transformation de l’économie pour exploiter au maximum les travailleurs des autres pays qui ne sont pas protégés par les lois sur le travail et de nombreuses compagnies sud africaines investissent sur le continent et exploitent une main-d’oeuvre à bon marché. Aussi parler de « renaissance africaine »dans un tel contexte de pauvreté et d’exploitation n’est rien d’autre pour le dirigeant communiste que « l’opium du peuple sous une forme nouvelle et modernisée »

La crise au Zimbabwe a accentué le flux des réfugiés économiques et politiques dans le pays sans que le gouvernement, qui s’obstine à nier cette crise, prennent des mesures pour faire face à la situation. Aujourd’hui, selon le directeur du Centre pou l’étude de la violence et la réconciliation, la confusion est totale sur le statut de ces réfugiés et beaucoup, victimes d’agressions n’osent pas aller à la police de peur d’être arrêtés et expulsés. Pour le gouvernement, il n’y a pas de réfugiés politiques, seulement des immigrants pour cause économique.

Le fardeau de ces erreurs ou choix politiques est porté par les pauvres qui en viennent à se disputer les maigres ressources qu’ils ont, alors qu’une nouvelle petite bourgeoisie noire vit confortablement. Cette nouvelle classe sociale est l’un des paradoxes de la nouvelle Afrique du Sud. Trop de dirigeants poltiques de l’Anc ou du Sacp, en particulier au niveau local, ont usé et abusé de leur pouvoir pour accorder des avantages à leurs amis, ont accepté, encouragé la corruption sous toutes ces formes. L’arrogance et le clinquant des nouveaux riches a fait le pain bénit des adversaires du pouvoir qui sont toujours à l’affût. Le parti au pouvoir est devenu un parti politique comme les autres, éloignés de sa base et des luttes quotidiennes de ses électeurs pour survivre dans un environnement hostile.

Beaucoup d’analystes pointent du doigt non seulement l’inertie du gouvernement alors que de multiples attaques xénophobes ont lieu depuis des mois, mais aussi la carence des services de renseignements. Si des forces contre révolutionnaires exploitent et manoeuvrent les plus exploités, comment se fait-il que le gouvernement n’ait pas eu vent de ce qui se tramait ?

Devant la gravité de la situation et le danger de voir cette violence xénophobe se transformer en une rivalité ethnique entre sud-africains, que faire ?

Dans l’immédiat le renforcement des forces de police, l’arrestation et la condamnation des auteurs des violences semblent faire l’unanimité. À plus long terme, un renforcement de l’éducation au respect de l’autre et à la tolérance est nécessaire pour une société qui a vécu trop longtemps dans un climat de violence. Reconstruire des structures poltiques et de la société civile qui auront la confiance des gens, avec des dirigeants intègres qui pourront jouer pleinement leur rôle est une autre nécessité urgente.

dimanche 25 mai 2008

Mon copain, le marchand de fruits

Tout les matins et tous les soirs sur le trajet de l'université à chez moi, je croise un marchand de fruits sur le bord de la route.
Ici, ça se fait beaucoup de vendre des fruits (ou légumes) en bord de route : il gare son véhicule dans une zone de passage, les cagettes sont dans le coffre, il en dépose quelques unes sur le trottoir, et ça y est ! ça boutique est ouverte ! la journée commence...
Je croise ce monsieur donc 2 fois par jour, et j'ai pris l'habitude de lui dire bonjour quand je passe.
Lundi dernier, il était en train de ranger le soir quand je suis passée : il m'a donné 4 ou 5 bananes. J'ai voulu les lui payer mais il m'a refusé avec le sourire. Mercredi (je crois) quand je suis passée le matin, il m'a donné une poche qu'il avait déjà préparé plutôt avec du raisin, une pomme, une poire, une mandarine, et une banane ! et vendredi matin, il m'a donné une banane et une mandarine !

Donc malgré l'article précédent, je ne me sens pas encore en insécurité...

Violences Xénophobes

Comme vous avez certainement dû en entendre parler en France, ça chauffe en ce moment en Afrique du Sud quand on est étranger. La cause de ce problème réside dans le taux de chômage : il est ici de 25%. Les révoltes se font contre les étrangers car les populations considères qu'ils se font prendre leurs emplois par les immigrés, réfugiés politiques ou autres !

Pour l'instant, je ne me sens pas trop concernée par ce problème, et je ne me sens pas moins en insécurité qu'avant ! Mais il est vrai que dès que j'ouvre la bouche, tout le monde sait que je ne suis pas du pays. Donc en ce moment, nos soirées à l'extérieure sont écourtées, voire annulées ! et on fais plus attention qu'avant ! Mais pour l'instant tout va bien pour moi, soyez rassurés...

Donc voici un article trouvé sur internet qui explique tous cela.

JOHANNESBOURG (AFP) - Les violences xénophobes des deux dernières semaines ont fait au moins 50 morts en Afrique du Sud, la plupart dans la région de Johannesburg où se sont concentrées les attaques, a indiqué dimanche la police.

Quelque 10.000 immigrés se sont réfugiés dans des camps de fortune du Cap, a indiqué dimanche à l'AFP le porte-parole de la municipalité, portant à plus de 35.000 le nombre total de déplacés en raison des violences xénophobes qui ravagent les townships d'Afrique du Sud.

"Nous estimons à 10.000 personnes le nombre de déplacés dans la municipalité du Cap", a déclaré à l'AFP le porte-parole, Pieter Cronje. "La municipalité du Cap distribue une aide à 8.700 d'entre eux, en collaboration avec d'autres agences d'aide humanitaire. 1.300 personnes supplémentaires se sont réfugiées auprès des églises", a-t-il dit. La Croix Rouge avait indiqué la veille fournir une assistance à plus de 25.000 déplacés, essentiellement à Johannesburg mais aussi à Pretoria.

Des immigrés ont fui les violences xénophobes qui ravagent les townships d'Afrique du Sud et s'entassent dans des centres d'accueil provisoires, exposés à de mauvaises conditions sanitaires et au froid de l'hiver austral. La situation s'est détériorée depuis que les violences se sont étendues à Durban et au Cap" ces derniers jours, a dit Françoise Le Goff, directrice du CICR pour l'Afrique australe.

Les violences, qui ont ravagé les townships de Johannesburg, puis se sont étendues à Durban (est), grand port de l'océan Indien, et au Cap (sud-ouest), haut-lieu touristique et siège du Parlement, ont désormais gagné sept des neuf provinces du pays. Au moins 50 personnes ont été tuées et des centaines blessées, tandis que des milliers d'étrangers ont choisi la route du retour. La police a procédé à plus de 500 arrestations.

Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grâce à un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit.

"Nous enregistrons moins de cas de blessures dues aux violence, mais de plus en plus de cas de maladies liées au froid et aux mauvaises conditions sanitaires", notamment des infections respiratoires et des diarrhées, a indiqué la directrice de Médecins sans Frontières en Afrique du Sud, Muriel Cornelius.

La nuit de vendredi à samedi a été relativement calme à Johannesburg, où l'armée a été déployée, mais un homme a été tué par des militaires dans la banlieue minière de l'est de la ville.

"Nous avons malheureusement eu un incident lorsqu'un membre de la population s'est fait tirer dessus alors qu'il pointait une arme à feu contre un soldat. Il a été tué par balles", a déclaré ce porte-parole de l'armée, le général Kwena Mangope.

Le déploiement militaire, décidé jeudi pour la première fois depuis la fin du régime d'aparheid en 1994, rappelle paradoxalement l'époque où le régime ségrégationniste avait recours à l'armée pour réprimer les émeutes des Noirs.

La police et les services du procureur général ont annoncé vendredi des mesures exceptionnelles pour traiter "rapidement et sévèrement" les cas de violence et envisagent la création de tribunaux spécialisés.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a appelé le gouvernement à "protéger les victimes pour garantir la justice" en s'assurant que les immigrés, dont la plupart sont sans papiers, puissent témoigner. Les étrangers, dont trois millions de Zimbabwéens ayant fui la crise dans leur pays, sont accusés de prendre des emplois et de contribuer à la criminalité dans un pays où le chômage et l'extrême pauvreté touchent quelque 40% de la population.

L'Afrique du Sud a pour la première fois vendredi présenté ses excuses pour ces attaques, par la voix de sa vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka, en visite au Nigeria: "Nous sommes très inquiets et nous présentons nos excuses pour tous les désagréments que ces incidents ont causé".

Dans les pays voisins, dont certains mettent en place des structures d'accueil pour leurs ressortissants fuyant les violences, la crainte de représailles contre les intérêts sud-africains monte. Ainsi, à Maputo, la police a-t-elle été déployée devant l'ambassade d'Afrique du Sud.

Ces violences, qui ternissent l'image de la "Nation Arc-en-Ciel" rêvée par le héros de la lutte anti-apartheid et ex président Nelson Mandela, portent aussi préjudice à la réputation de stabilité de la première puissance économique d'Afrique.

mercredi 14 mai 2008

Petit oubli...

J'ai oublié de préciser, j'ai 125 tresses sur la tête... les colocs les ont comptées !

mardi 13 mai 2008

Anecdotes

Hier, en mettant à jour le blog, j'ai oublié de préciser certains détails :
  • A Cape Town, il parait que l'eau est plus froide en été qu'en hiver, à cause de la fonte des glaces...
  • Le Kruger est une zone de frontière avec le Mozambique, et de nombreuses personnes tentent de le traverser le parc illégalement pour fuir leur pays. Notre guide nous a ainsi révélé que 1semaine avant notre safari, il faisait une balade de nuit en 4*4 dans le parc avec un groupe, et ils ont entendu des hurlements non loin du véhicule sans pouvoir faire quoi que ce soit pour le malheureux...
  • Les Big 5 sont un symbole en Afrique du Sud : ils comprennent Lions, Eléphants, Buffles, Léopards et Rhinocéros ! Ils nous a manqué le léopard pour les voir tous...
  • Les Ugly 5, à comprendre les 5 animaux les plus laids, sont la Hyène, la cigogne stork, le babouin, le phacochère, et le gnou, et je crois bien qu'on les a tous vus...

lundi 12 mai 2008

Cape of Good Hope

Vendredi, on a loué une voiture pour faire la péninsule !
Direction Boulder's Beach à Simon's Town pour aller voir les pingouins : on est arrivé en même temps qu'un car de touristes français, donc on s'est faufilé pour entrer avec eux !! c'est pas très beau, je sais... Fred était en train de prendre la photo précédente, quand il s'est fait attraper le pied par celui-ci, caché dans les marches d'escalier...En reprenant la voiture, on a croisé ces babouins sur la route : ils avaient pas l'air très dérangé par les voitures !! Ils portent les bébés accrochés sous le ventre En se baladant en voiture dans la réserve de la péninsule, on a rencontré ces demoiselles :Dans la péninsule , il y a 2 caps à1km d'écart : Cape Point et Cape of Good Hope ! donc on a fait les 2 !
Cape Point :
Cape of Good Hope :On a même croisé un car de touristes des Point P de la région parisienne : ils ont des progrès à faire chez Leroy Merlin !!En rentrant, le snake park était fermé. On a fait la corniche de Chapman's Peak, mais le temps était vraiment pourri ! donc il faut regarder les photos de février !!
Samedi et Dimanche ont été journées farniente !!

Voilà pour ces 2 semaines de vacances et de pur bonheur...

Township

Mercredi matin, nous avons fait un Township Tour : c'est une visite guidée des township de la ville.
Je suis pas très fan du concept, où les personnes qui ont de l'argent vont visiter les quartiers pauvres ! Mais malheureusement ou heureusement pour moi, je ne sais pas ce que je dois écrire, je ne suis pas ici pour travailler dans une association, comme mes colloques, donc je les vois quand on passe à côté en voiture, mais je ne savais pas comment ça se passait ! Et pas vraiment moyen d'y aller par ses propres moyens : c'est pas recommandé, et de toute manière je ne l'aurais pas fait !
Les maisons sont fait de bric et de broc pour les squatters, et en "dur" pour les propriétaires !
De nombreux plans de l'état ont eu lieu pour construire ce qu'on appellerait chez nous des hlm : mais souvent à cause de problème de corruption, ou autres, ils n'ont pas pu être fini : du coup dans certaines rues, un bâtiment est fini, et celui d'en face n'est pas peint, et l'escalier n'est pas fini...
Ça fait vraiment du mal de voir tout ça ! mais c'est comme cela que vit la majorité de la population ! je n'ai pas beaucoup de photos volontairement car je ne me croyais pas du tout au cirque, à prendre la misère en photo...
On a visité une école maternelle : 3 pièces de 20m2 pour 50 enfants !! il y a de quoi se plaindre en France... !!

Coiffeuse

Depuis que je suis toute petite, j'ai toujours adoré les coiffures des africaines. Donc lundi après-midi après la Table Mountain, on avait posé des questions aux coiffeuses qu'il y a à la station de train : car ici, elles font ça dans la rue ! et une m'avait donné sa carte de visite : c'est très psychologique, mais ça fait plus professionnel, même si elle a une tente au milieu d'une rue !
Elle m'avait dit qu'elle pouvait venir à domicile si je voulais. Donc mardi au vue de la météo, pluie pluie et pluie, et après une matinée de harcèlement de la part de Fred, on l'a appelé, et elle est venue !
Après 4h45 restée assise sur ma chaise, voilà le résultat ! j'ai choisi la couleur par téléphone : pour elle, c'est marron, moi je trouve ça plutôt blond ! J'aurais certainement pas pris cette couleur, si je l'avais vu avant !J'ai 3 sachets de rajout sur la tête. Elle m'a dit que ça tiendrait 2 mois, mais c'est pas gagné !! au bout d'une semaine, j'ai déjà plein de cheveux qui se font la malle : les miens bien sûr! C'est pas évident à entretenir, et je ne me serais jamais douté à quel point c'est désagréable quand ils sont sur le dos !! c'est pas doux du tout ! par contre attacher, ça me plait beaucoup ! et je me suis habituée à la couleur...

Table Mountain

Lundi a été le seul jour de la semaine où on a du voir le soleil ! et vraiment le seul de la semaine où on a vu la Table Mountain ! Après il pleuvait la moitié du temps, et il faisait gris l'autre moitié !
Nous sommes montés par Platteklip Gorge, la même voie que j'ai emprunté en février, car c'est la seule où il ne faut pas escalader !!Fred a failli me faire mourir à l'allure où il allait !! la dernière demi-heure de montée je me suis retrouvée toute seule, sans eau !! Il a entendu de mes nouvelles quand je suis arrivée au sommet !! 1h45, pour 2h15 en février !! Et quand à mi-route, j'ai vu ça d'écrit sur le sol, ça donne des envie de crime... mais bon, il faut bien arriver en haut !!

Green Point Market & Waterfront

Le dimanche matin, j'ai amené Fred au Green Point Market pour faire quelques achats. Ensuite nous sommes allés au Waterfront.
Il y avait un gars qui faisait un show comme d'habitude : mais c'est rigolo et impressionnant de les voir faire...Il commence par parler au bidon avant de s'y mettre dans cette position...

Lowveld View

Jour 4
Nous avons démarré la journée par une petite marche matinale dans une réserve privée. Là pas besoin de garde armé, on ne rencontre que des impalas et des zèbres !
Ensuite, petit-déjeuner copieux avec saucisses et haricots !! moi je me suis contentée de yaourt et céréales, mais il y en a un qui a apprécié !!
Quelques photos du Lodge :La passerelle qui descend qui descend au Lodge, style pont suspendu :Le Lodge:La chambre :Et la salle de bain : la cabine de douche était à ciel ouvert ! c'est rigolo de regarder le ciel quand on se douche !! je peux pas dire les étoiles, car c'était couvert, et après il avait plu toute la nuit !!La photo de groupe inévitable avant de reprendre la route, mais dans un minibus cette fois-ci pour le retour !
Direction la route panoramique Lowveld View avec une vue magnifique sur les Three Rondevels : mais le temps n'était pas vraiment au rendez-vous !Ensuite, on est allé au Bourke's Luck Potholes : les cascades ont creusé de grandes "marmites".Nous avons mangé à Pilgrim's Rest qui est célèbre pour son filon d'or a mis près de 100ans à s'épuiser.
Et nous sommes rentrés sur Johannesbourg, où nous avons repris l'avion le soir même !!

Programme du Samedi : grasse matinée le matin, et sieste l'après-midi !! Il pleuvait sur Cape Town, rien à faire !!!